Toute l'actualité de l'Entretien des Textiles

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Alors que le projet de rénovation des diplômes préparant aux professions du secteur est dans les tuyaux depuis bientôt deux ans, la note d’opportunité produite à l’occasion rappelle combien les enjeux sont importants. Où en est-on ?

« Aujourd’hui, il existe officiellement six diplômes dans la branche entretien textile, blanchisserie et pressing. Certains sont très anciens (1962 pour le plus vieux), et d’autres ne sont plus enseignés », explique Pierre Letourneur, vice-président de la FFPB et président du CTTN. Un fait qui vient aisément justifier que l’Education nationale décide d’entamer la refonte de l’ensemble des diplômes. Mais pas seule : la branche est elle aussi impliquée. « Ce long travail commencé il y a plus d’un an maintenant est fait conjointement par des membres de l’Education nationale (inspecteurs et professeurs) et par des représentants des professionnels (URBH , GEIST , FFPB), avec le soutien du CTTN », indique Pierre Letourneur. « Il a été décidé de ne conserver que deux diplômes (Cap et Bac Professionnel) ayant un tronc commun, et deux options : Blanchisserie ou Pressing. Ces diplômes s’articuleront autour de cinq pôles d’activités : réception et livraison des articles ; entretien des articles ; finition des articles ; maintenance, sécurité, hygiène, environnement ; pilotage (uniquement pour le bac pro). Le tout décomposé en tâches nécessitant chacune des compétences et des niveaux d’autonomie », explicite-t-il.

Un calendrier attendu

Les professionnels, soucieux de la relève tant quant à sa quantité mais évidemment sa qualité, espèrent une mise en place rapide et des résultats payants. « Le travail est en cours de finalisation, tempère Pierre Letourneur. Il doit être validé en CPC (Commission Professionnelle Consultative) et devrait entrer en vigueur à la rentrée scolaire 2020. L’objectif est d’actualiser les enseignements afin d’accroître l’attractivité de nos métiers auprès des jeunes. Et dans le grand chantier en cours de la formation professionnelle, il trouvera sûrement un attrait pour les salariés de nos entreprises, en VAE par exemple. »

 

Le premier Club Coin Elite s’est déroulé les 19 et 20 juin 2019 à Deauville. A travers ce nouvel événement, Electrolux Professionnel a réuni une dizaine d’acteurs majeurs sur le segment de la laverie automatique et/ou résidentielle afin d’échanger sur ce marché en forte croissance en France et qui constitue à échelle internationale son plus gros segment de marché. Pendant deux jours, les collaborateurs et les revendeurs de la marque se sont donc retrouvés en petit comité afin de partager sur le marché, écouter les attentes des partenaires, se nourrir des visions et des expériences de chacun. Objectif : apprendre, comprendre, découvrir mais aussi s’amuser !

« Sélectionnés à partir du critère de leur chiffre d’affaires, les acteurs en présence ont pu débattre de leur vision sur ce marché, se confronter à d’autres qui travaillent sur des segments différents (bungalows, shops, mise à disposition), détaille Maxime Toubin, chef des ventes régional en charge de l’événement. L’intérêt est de développer de nouvelles pistes de business, d’ouvrir des portes, de partager les bonnes pratiques. »

Pour Electrolux professionnel, le Club Coin Elite permet aussi de répondre aux questionnements des revendeurs sur le fonctionnement interne du groupe et d’analyser les attentes de chacun. « On note une attente forte sur la connectivité des matériels, et c’est en effet un enjeu important pour l’avenir. Des solutions pérennes sont à l’étude pour la prochaine gamme, souligne Maxime Toubin. Le volet financement a aussi été évoqué : des solutions restent à trouver pour accompagner la création de laveries. Il faut s’atteler à la mise en place de partenariats, mais ce n’est pas si évident car les organismes sont frileux sur ce profil d’activité. »

Afin de clôturer au mieux la première journée d’échanges sur les perspectives de croissance de ce marché, Electrolux Professionnel a remis à tous les participants le prix Club Coin Elite 2019 pour les féliciter de leurs performances sur l’année 2018. Le deuxième jour a été plus ludique, les invités ayant été conviés sur le circuit automobile EIA de Pont-L’évêque.

Les retours de cette première édition semblent d’ores et déjà positifs. « Nos invités ont été ravis de se rassembler pour échanger ; ils repartent avec des idées nouvelles afin de faire évoluer les choses ; toutes ces bonnes idées permettront d’évoluer plus facilement dans un univers de plus en plus concurrentiel. Nous n’excluons pas d’intégrer pour la prochaine édition des fabricants afin d’enrichir encore les échanges. »

 

Le COFREET, Comité français de l'Étiqueta­ge pour l'Entretien des Textiles, signe une sixième édition réussie rythmée par des conférences et débats en faveur d’un entretien responsable et durable des textiles. Ce grand rendez-vous biennal, qui s’est tenu mardi 9 juillet dans les jardins de l’Hôtel Potocki à Paris, a pour vocation de réunir et d’impliquer les professionnels de la filière de l’habillement, des textiles et de l’entretien textile pour questionner les usages et les perceptions autour de l’étiquette, optimiser l’entretien des textiles, accompagner les démarches durables et mettre en lumière des projets innovants. L’édition 2019 avait pour thème : « L’entretien textile, enjeu de la relation client ». « Les Rencontres de l’Entretien Textile Responsable existent depuis près de 10 ans, avec la volonté de créer un moment d’échanges avec toute la filière, sur les bonnes pratiques de l’ensemble de l’écosystème », commente Yann Balguerie, président du COFREET. « Nous sommes, pour nos adhérents, le point de référence dans les sujets d’entretien textile et notre priorité est d’accompagner l’ensemble de la filière en nous investissant dans la relation avec les consommateurs. Nous sommes convaincus que l’entretien textile est un levier efficace pour enrichir la relation avec les consommateurs, répondre à leurs nouveaux usages, leurs attentes, et les sensibiliser aux soins de leurs textiles pour un avenir plus responsable. » Les marques s’investissent en effet désormais dès le processus de création et de production du textile pour limiter leur impact environnemental. Mais alors que l’entretien textile représente jusqu’à 40% de l’impact écologique du vêtement dans son cycle de vie, la sensibilisation du consommateur à l’entretien de ses textiles est devenue un enjeu pour les professionnels de la filière.

Ces Rencontres ont également été l’occasion pour le COFREET de revenir sur les grands travaux du comité comme l’application Mon Étiquette, la révision en cours de la norme ISO ou encore la présentation des chiffres du 3e baromètre IPSOS « L’étiquette d’entretien et les Français ». Très investie depuis plusieurs années à promouvoir l’entretien écoresponsable auprès des entreprises textiles, mode et habillement, Pascale Florant, Secrétaire Générale du COFREET est également revenue sur le succès de l’initiative clevercare.info, créée il y a 5 ans.

Aujourd’hui adoptée par 60 marques, elle sensibilise les consommateurs à l’éco-entretien des textiles à travers des gestes simples et faciles au quotidien, tout en respectant les symboles d’entretien présents sur les étiquettes des articles.

En parallèle de ces conférences, les Rencontres de l’Entretien Textile ont également été l’occasion d’honorer de jeunes entreprises et de futurs professionnels à travers la remise des Trophées « Entretien Responsable » et le concours Etudiant sur l’Etiquette du futur.

Alexander Nolte et Olivier Spies, fondateurs de l’entreprise allemande Guppyfriend se sont vu décerner le Trophée Entretien Responsable pour leur sac de lavage. Ce dernier retient 90% des fibres microplastiques qui se détachent des vêtements contenant des fibres synthétiques au cours des cycles de lavages normaux. Un moyen efficace de réduire la pollution des eaux par les matières plastiques et dont les bénéfices sont reversés à leur ONG Stop! Micro Waste.

La société française Georges  a, elle, été honorée d’un Trophée Coup de cœur. Fondée par Karine Da Silva, Georges est un service de nettoyage de vêtements professionnels dont le procédé d’entretien, Hydrofinity, permet d’économiser 60% d’eau par rapport à un lavage classique.

Enfin, les membres du jury ont décerné le 1er Prix et la somme de 2000€ à Agathe Bouvard, Gabrielle Goue et Laetitia Couchoux, étudiantes à l’école ITECH, pour leur projet innovant E-Tech Care Technology. Ce projet de puce RFID intégrée au textile permet de retracer l’intégralité du parcours d’un vêtement : de la fabrication des matières premières à l’entretien du textile en passant par la vente. Cette solution délivre également des conseils sur l’entretien le plus adapté au textile en transmettant automatiquement ces informations à l’appareil électroménager utilisé et en diffusant une alerte si un textile ne peut passer au lave-linge.

 

Le 29 avril a eu lieu au CFA Notre Dame du Roc de la Roche sur Yon la première édition de la « Journée Ateliers Formation », avec pour volonté affichée « Pressing, réinventons notre métier ». Organisée par le cabinet Atyom, le distributeur et installateur Immel, le fabricant Kreussler, le distributeur Gemsys et ADL Formation, la formule a largement séduit le public visé : 35 pressings, dont certains hors frontières régionales avaient en effet fait le déplacement, soit environ 45 professionnels rassemblés pour participer à une série d’ateliers orientés métier. Un succès probablement dû au format « amateur », dénué de sponsoring et clairement qualitatif, et qui a pesé dans l’esprit convivial qui régnait. « Au niveau des organisateurs, l’objectif était de s’appuyer sur une expertise avérée pour des sujets donnés sans les ramener aux services et produits de chacun, autrement dit pas de faire notre pub. Le but était d’interpeller, ouvrir des perspectives auprès des professionnels du secteur », explique Cédric Dekeyser, à la tête du cabinet Atyom. Une belle synergie qui témoigne de l’envie d’une profession d’aller de l’avant !

Les sujets abordés lors des ateliers de 45 minutes ponctués de pauses conviviales permettant d’échanger, découvrir et partager ont porté sur :

  • la refonte de l’apprentissage avec un point sur la formation ;
  • comment augmenter son panier moyen ;
  • savoir calculer un coût de revient pour vendre une prestation au juste prix ;
  • organiser son atelier pour gagner en productivité et travailler en sécurité ;
  • un retour d’expérience sur le nettoyage à l’eau.

Une deuxième édition est déjà plébiscitée, qui devrait sans nul doute trouver sa concrétisation prochainement. « Les organisateurs vont plancher sur les thématiques. Le CFA Notre Dame du Roc a par ailleurs contribué au succès de cette journée en mettant à notre disposition sa salle atelier pressing et en assurant l’ensemble de la logistique puisque le repas et les pauses ont été préparés par les élèves du lycée. Nous tenions à les remercier », conclut Cédric Dekeyser.

 

Elis, le leader de la location-entretien, a annoncé début juillet avoir signé un accord portant sur la cession de sa division « Single Use (Rocialle)/Medical Consumables (Guardian) » de Clinical Solutions au Royaume-Uni. La finalisation de la transaction est soumise à certaines obligations légales et réglementaires et devrait intervenir avant la fin du 3ème trimestre 2019. « Single Use (Rocialle)/Medical Consumables (Guardian) » est l’une des deux divisions de Clinical Solutions, activité qui appartenait à Berendsen avant son acquisition par Elis en 2017. Cette division fournit, sous forme de packs, des produits à usage unique utilisés pour des procédures chirurgicales spécifiques, ainsi que des draps, des blouses et des emballages de plateaux chirurgicaux. Cette activité, basée au Royaume-Uni, a réalisé un chiffre d’affaires d’environ 42m£ en 2018. Souhaitant rester centré sur son cœur de métier, Elis avait annoncé au 1er semestre 2018 la mise en vente de l’ensemble de Clinical Solutions. Le processus de cession a été scindé en deux, et la division « IHSS Decontamination and Sterilisation » reste encore à céder.

Par ailleurs, Elis vient d’annoncer que le projet d’achat de Kings Laundry en Irlande a été autorisé par l’Irish Competition and Consumer Protection Commission (« CCPC ») à la suite d’un examen détaillé. Pour finaliser l’autorisation, le CCPC a exigé la mise en place de dispositions juridiques obligatoires par Elis relatives à la cession de quelques contrats dans le secteur de la santé. Elis a l’intention de se conformer à ces dispositions dans les prochains mois et procéder ainsi à la finalisation de la transaction. Le groupe avait annoncé en juillet 2018 son projet d'acquisition de Kings Laundry, qui dispose de deux usines spécialisées en linge plat à Cork et à Dublin, sans communiquer le montant de l'opération.