Toute l'actualité de l'Entretien des Textiles

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Une note conjointe de tous les syndicats professionnels des services textiles des pays européens représentés par l’ETSA, dont bien entendu le GEIST, enjoint les pouvoirs publics à inscrire les prestations de ce secteur parmi les activités propices à une relance de l’économie, en y intégrant les qualités de l’économie circulaire.

Avec une taille actuelle du marché d’environ 11 milliards d’euros, l’industrie européenne des services de location textile a une importance économique significative et contribue de façon non négligeable à la création de valeur et à l’emploi dans l’économie européenne. Le marché global a connu une croissance au cours des dernières années dans presque tous les segments et tous les types de produits. Avec plus de 135 000 employés en Europe, le service textile est donc une industrie qu’il ne faut pas sous-estimer ! Les services textiles font en outre partie d’une solution accessible à d’autres entreprises pour faire face à la crise du Covid-19 et à la situation post-Covid-19, notamment parce qu’elles fournissent le matériel hygiénique et les textiles hygiéniquement propres au reste de l’économie.

Des mesures attendues

C’est fort de multiples arguments que l’ETSA requiert l’attention politique et réclame la mise en œuvre de plusieurs mesures, à commencer par la reconnaissance des services textiles professionnels comme services essentiels. « La sécurité de secteurs tels que le social et la santé, ou de nombreuses autres industries, dépend de l’hygiène des textiles. En raison de l’augmentation significative de l’exigence d’hygiène lors d’une pandémie, davantage de textiles hygiéniques seront nécessaires dans de nombreux domaines économiques pour des raisons de protection professionnelle et civile. Les fournisseurs de services textiles sont indissociables de la garantie de services d’hygiène. Cependant, ils ne peuvent remplir cet objectif que s’ils sont reconnus comme des services essentiels. Dans le cas contraire, ce sont des approvisionnements en désinfectants, des équipements de protection et l’accès aux services de garde d’enfants pour les personnels travaillant dans les services textiles qui ne sont pas accessibles, comme l’a montré la récente crise. Toute interruption de traitement ou d’approvisionnement de blanchisserie peut entraîner en quelques jours des fermetures : celle d’hôpitaux, d’établissements de soins pour personnes âgées ou de pompiers, de services d’urgence, d’industries alimentaires ou pharmaceutiques, ou d’autres industries et services essentiels, qui ne sont plus en mesure d’assurer leur fonction de service public. Les services textiles doivent être considérés comme faisant partie intégrante de ces services et industries », détaille l’ETSA.

Le syndicat pousse par ailleurs au redémarrage des activités économiques : « Les mesures de soutien économique futur après la pandémie doivent être renforcées et accélérées. Ce n’est qu’en poussant au développement de l’activité économique et en favorisant l’augmentation de la demande, que les faillites et d’autres besoins de soutien économique par le gouvernement peuvent être évités. La procédure doit être transnationale. Nous soutenons les efforts de l'UE pour renforcer l’économie avec le plan de relance et ses outils, le fonds de relance et le budget à long terme de l'UE. Nous croyons fermement qu’une reprise durable et circulaire est possible. Les services textiles avec leurs produits hygiéniques, réutilisables et réparables font partie d’une solution pour toutes les entreprises qui doivent faire face au Covid-19, qui leur permet de revenir en toute sécurité à la normale. »

Durable VS jetable

Troisième cheval de bataille pour les membres de l’ETSA : protéger les chaînes d’approvisionnement et les emplois locaux. « Des produits jetables, qui ont parcouru des milliers de kilomètres, inutilement emballés, transportés par des chaînes d’approvisionnement mondiales, sont susceptibles de rupture d’approvisionnement dans des situations de pandémie. D’autre part, le secteur des services textiles crée des emplois dans nos régions et est moins enclin aux restrictions que certains produits à usage unique en période de pandémies. Les entreprises de services textiles offrent du travail dans chaque bassin d’emploi, disposent de chaînes logistiques courtes et minimisent les matériaux d’emballage – en conséquence de quoi, la sécurité de l’approvisionnement est également garantie en cas de crise ou de pandémie. »

L’ETSA appuie également sur les vertus de son modèle en termes d’économie circulaire. « En termes de disponibilité, de protection de l’environnement et d’hygiène, le modèle d’économie circulaire des services textiles devrait devenir standard. Les itinéraires de livraison courts, la durabilité, la disponibilité et la préservation environnementale caractérisent les fournisseurs de services textiles. L’exigence actuelle d’hygiène ne doit pas conduire à mettre au goût du jour des produits jetables. La protection de l’environnement et la mise en œuvre des objectifs liés à la politique environnementale ne doivent pas être négligées. La crise montre qu’il existe des solutions hygiéniques et durables. L’utilisation cohérente de solutions réutilisables peut apporter une contribution significative à la réalisation des objectifs liés à la politique climatique de l’UE », pointe l’association.

Les services textiles représentent en effet un modèle d’économie circulaire moderne, la préservation des ressources et l’assurance de systèmes efficaces de gestion et de recyclage de l’énergie, ainsi qu’une logistique économe en ressources. « Les inconvénients des produits à usage unique sont leur rapport coût-bénéfice, la quantité de déchets et les implications sur le transport mondial. Les textiles réutilisables polluent beaucoup moins l’environnement que les matériaux à usage unique et favorisent l’utilisation durable de ressources limitées. »

Stopper le lavage domestique des vêtements de travail

Ultime argument développé par les syndicats européens : la sécurité. « Le soin professionnel des vêtements, et spécialement des vêtements de travail, est l’une des mesures les plus importantes pour protéger les employés. Le lavage des vêtements de travail des secteurs de la santé et de l’économie sociale est extrêmement délicat, car en plus du coronavirus, ces textiles peuvent également contenir d’autres germes et virus hospitaliers invisibles. De nombreuses entreprises ne sont pas conscientes de ce problème et permettent à leurs employés de laver leurs vêtements de travail à la maison. »

Or, la sécurité pour les vêtements de travail ne préoccupe pas seulement les établissements de santé. L’hygiène professionnelle est également essentielle lors de la préparation des vêtements de travail de l’industrie, du commerce, de l’hôtellerie, etc. La responsabilité incombe clairement aux entreprises – même si les employés portent leurs vêtements privés.

« Si les employés rapportent des vêtements potentiellement contaminés à la maison pour les laver, ils transportent avec eux les germes issus de leur travail vers leur environnement privé. Des études ont montré que la plupart des machines à laver domestiques n’inactivent pas les virus tels que le coronavirus, la grippe ou les norovirus. Pendant une pandémie, cela peut entraîner une propagation plus large des virus. La recherche montre également que les vêtements de travail qui ont été lavés à la maison ont une charge de germes significativement plus élevée après lavage que les vêtements qui ont été traités dans des blanchisseries industrielles. Cela s’applique également au linge plat – comme le linge de lit ou de table. »

 

Blanchisserie. Unitech : l’épopée continue


Publié le 22 juin 2020 16:52:57


Début juin,la préfecture de la Haute-Marne rendait un avis favorable au projet de l’industriel Unitech après consultation des rapports de l’ARS, du CODERST (Conseil Départemental de l'Environnement, des Risques Sanitaires et Technologiques) et des résultats de l’enquête publique. Un avis favorable auquel s’attendaient les différentes associations et habitants qui s’opposent au projet depuis son annonce. 

Mi-juin, des engins de chantier sont venus clôturer le terrain acheté par la société Unitech et sur lequel doit s'implanter la future blanchisserie industrielle destinée à décontaminer du linge et du matériel radioactif. Mais les membres du collectif contre le projet d’Unitech ont décidé d’engager l’ancienne ministre de l'Écologie, Corinne Lepage, pour porter leur recours contre l’industriel et empêcher l’implantation de la blanchisserie sur ce site. La détermination reste donc intacte dans les deux camps ! Pour sa part, le directeur général d’Unitech, Jacques Grisot, confiait à France 3 « ne pas être surpris », mais « très heureux d’avoir enfin obtenu les autorisations qui nous manquaient. Nous sommes en train de finaliser les appels d’offres aux entreprises pour commencer la construction entre l’automne et la fin de l’année 2020. » Il faudra compter entre 18 et 24 mois après le début des travaux pour pouvoir ouvrir la blanchisserie à Suzannecourt. Sans compter les éventuels ralentissements dus au Covid-19 ou aux actions du collectif contre Unitech. La polémique est loin d’être éteinte, et le chantier risque de rencontrer encore d’autres péripéties !

 

Location-entretien. Grève chez Kalhyge


Publié le 22 juin 2020 16:52:04


Un mouvement de grève a été lancé mi-juin par la CGT et la CFDT de façon unitaire sur le site Kalhyge de Pouzauges. Une action suivie par chaque équipe, l’une du matin, l’autre de l’après-midi, durant une heure, en réaction à une réunion organisée la veille qui a fait naître des inquiétudes chez les salariés. Les représentants du personnel disent craindre une perte de l’ordre de 200 € à 300 € par mois.

Dans les faits, Kalhyge a lancé fin mai 2020 avec le soutien de son actionnaire, un plan de réinvestissement industriel sur le long terme pour améliorer sa compétitivité. Or en octobre 2017, le groupe a racheté à son concurrent Initial huit sites situés dans toute la France, accueillis sous l'entité « Kalhyge 4 », dans lesquelles travaille quelque mille salariés. « Un accord de transition d’une durée de trois ans a été conclu lors de l’acquisition et il prend fin le 30 septembre 2020, précise le groupe. Aujourd’hui, Kalhyge souhaite renégocier les statuts collectifs existants au sein de Kalhyge 4 afin qu’ils soient conformes aux standards du secteur de la blanchisserie industrielle. Les négociations de performances collectives avec les organisations syndicales représentatives du personnel ont débuté le 20 mai 2020 et se poursuivent. » L’objectif est d’être plus compétitif et d’homogénéiser la situation avec le reste du groupe.

Le groupe Kalhyge souligne par ailleurs qu’il souhaite « renforcer sa position d’acteur de référence de la location-entretien d’articles textiles et d’équipements hygiène en France et poursuivre sa stratégie de conquête de nouveaux marchés grâce à ses atouts en matière d’innovation, de performance, de qualité des prestations et grâce au grand professionnalisme des équipes partout en France. »

Une nouvelle réunion est programmée fin juin.

 

Textile. Lancement d’UITH Nord


Publié le 22 juin 2020 16:50:44


C’est une première en France : les syndicats professionnels de l’industrie du textile et de l’habillement se regroupent, en région Hauts-de-France, afin de ne former qu’une seule et même organisation. Ainsi, UIT Nord (Union des Industries textiles du Nord, affiliée à l’UIT-Paris- Union des Industries Textiles) et URIC-UNIMAILLE (Union Régionale des Industries de la Confection et de la Maille, affiliée à l’UFIMH – Union Française des Industries Mode & Habillement et à la Fédération de la Maille, de la Lingerie et du Balnéaire), fusionnent pour devenir UITH Nord (Union des Industries Textiles & Habillement Nord).

Partenaires depuis 2009 dans la représentation et la défense du secteur textile en région, les deux organisations – qui réunissent près de 170 entreprises, souhaitent en effet fédérer leurs compétences et leurs ressources, concentrer leurs actions, parler d’une seule et même voix pour peser davantage dans le paysage institutionnel régional et national. Un choix stratégique et précurseur à l’heure où le secteur doit faire face à de nombreux défis d’envergure, et notamment celui de pérenniser son activité malgré la crise économique mondiale.

La filière industrielle du textile et de l’habillement est un héritage de plusieurs décennies, un savoir-faire français qu’il convient de préserver. C’est aussi et surtout une filière d’avenir, dynamique et innovante, comme l’a récemment démontré sa capacité à réagir pendant la crise du Covid avec la fabrication de millions de masques « grand public » performants, en un temps très court. Avec plus de 400 entreprises spécialisées dans la fabrication, la transformation et la vente de textiles techniques et traditionnels, pour des secteurs aussi variés que le prêt-à-porter, l’automobile, l’aéronautique, l’agriculture ou encore le secteur médical, la région Hauts-de- France est la deuxième région textile de France (après la région Auvergne Rhône Alpes). C’est un secteur économique régional stratégique qui emploie aujourd’hui près 13 000 personnes et génère près de 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires.

En tant qu’unique organisation professionnelle représentative du Textile et de l’Habillement en région Hauts- de-France, l’UITH a de nombreux défis à relever pour assurer le développement et la modernisation du secteur. Dans le contexte de crise économique actuel, l’UITH est plus que jamais consciente du rôle qu’elle a à jouer dans la préservation des savoir-faire et dans la croissance de l’activité textile- habillement. Elle souhaite également être au rendez-vous des grands défis de société à venir. Ainsi, l’organisation professionnelle s’est fixée pour priorité à court terme de développer des actions de lobbying pour défendre les intérêts des industriels du textile et de l’habillement dans le contexte de crise du Covid-19, et notamment en appuyant la relocalisation (interpellation des pouvoirs publics, demande de création de stocks d’état pour faire face à la surproduction de masques, demande de fléchage des achats publics de masques vers les entreprises textiles & habillement de la région, soutien au Made in France – Nord Terre Textile en région).

L’UITH se fixe également des objectifs structurants à moyen et long terme, parmi lesquels :

  • Mettre en valeur la filière, renforcer son attractivité (et notamment, attirer les jeunes générations vers les métiers du textile et de l’habillement)
  • Développer l’écosystème de la filière, renforcer la recherche et l’innovation pour faire face à la concurrence internationale
  • Réussir l’export
  • Développer l’appropriation et l’intégration des enjeux environnementaux au sein des entreprises adhérentes (développer l’écologie industrielle, agir pour la diminution de l’impact environnemental des productions, accroître l’écoconception – à partir du lin notamment)
  • Accompagner les besoins de financement du développement des entreprises régionales du Textile et de l’Habillement
  • Etre le facilitateur de l’écosystème régional en favorisant les collaborations entre les acteurs de la filière textile-habillement des Hauts-de-France : CETI (Centre Européen des Textiles Innovants), Euramatérials (pôle de compétitivité des matériaux), IFTH (centre technique industriel), Clubtex (réseau des textiles techniques), ENSAIT (école d’ingénieurs), Maisons de Mode (incubateur & accélérateur de Mode), CIA (Centre d’apprentissage), Informa (centre de formation confection), entreprises...

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site web : https://www.uitnord.fr/

 

L’U2P et ses cinq organisations membres* ont lancé le site proxiprotection.fr sur lequel l’ensemble du matériel sanitaire nécessaire à la protection individuelle des artisans, des commerçants, des professionnels libéraux, de leurs salariés et de leurs clients ou patients, est proposé à la vente.

Grâce à ce site, les chefs d’entreprises de proximité disposent ainsi de leur propre réseau indépendant pour s’équiper rapidement et durablement, dans des conditions tarifaires avantageuses, en masques, gants, gel hydroalcoolique, visières antiprojections, blouses…

*Capeb, CGAD, CNAMS, UNAPL et CNATP