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15 janv. 2015 17:00:00

RLD : le point sur la fermeture de la blanchisserie des Lilas

Alors que le conflit social est toujours à l’œuvre entre les salariés de la blanchisserie industrielle RLD et leurs employeurs, la situation ne devrait pas trouver d’issue avant le 25 janvier. Le linge de la blanchisserie, lui, a déjà été transféré ailleurs.

En novembre, le groupe RLD annonçait cette cessation d'activité aux Lilas et la mise en place d'un plan social. « Onze postes seraient supprimés et 61 salariés transférés sur des sites situés en Essonne et dans les Yvelines, occasionnant pour eux des trajets quotidiens de plus de trois heures », note le syndicat Lutte Ouvrière. Une décision justifiée par la direction par « la morosité du marché et une baisse d’activité sur l’Île de France, liée notamment à la perte d'un gros client, le groupe hôtelier Accor, mais pas seulement », précise Olivier Thiéblin, président du Directoire de RLD. Un discours auquel n’adhérent pas les employés du site, arguant d’ailleurs que RLD a perçu 1,6 M€ au titre du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE), le gouvernement prévoyant en plus de verser 2,4 millions supplémentaires en 2015. « Pour les 72 salariés, l’impact sur l’emploi local est désastreux », souligne le syndicat. Un avis soutenu par trois maires adjoints des Lilas, qui n'acceptent pas de voir disparaître une industrie rentable et ont donc décidé de faire front commun avec les employés. Ceux-ci ont ainsi conduit depuis plusieurs actions ponctuelles, avant de se mettre en grève et de bloquer la production de la blanchisserie. D’après le syndicat Lutte Ouvrière, les conditions proposées ne sont pas acceptables : « Les indemnités de départ s'élèvent à moins de 6 000 euros pour ceux qui ont 20 ou 30 ans de maison et RLD ne propose que 9 mois de reclassement pour les plus de 50 ans et 6 mois pour les autres. Loin d'être une entreprise en difficulté, RLD fait des millions de bénéfices chaque année grâce aux 2 100 travailleurs du groupe. Elle a d'ailleurs été rachetée en 2013 par un fonds d'investissements, Vermeer capital. Les actionnaires espèrent augmenter leurs profits en licenciant aux Lilas et en aggravant les charges de travail sur les autres sites », précise le correspondant du syndicat.

Contacté par la rédaction, le groupe RLD rappelle qu’il ne s’agit pour l’instant que d’un projet de transfert vers les autres usines du groupe. « L’idée est de restructurer et rationaliser notre activité sur l’Île de France en la répartissant sur les 5 autres unités du groupe présentes dans la région. Mais rien n’est acté ni validé. On ne peut pas parler de fermeture. Nous sommes en négociation avec le comité central d’entreprise et nos partenaires sociaux. Une dizaine de réunions ont déjà eu lieu. La problématique sociale est essentiellement liée à la question de la mobilité », explique Olivier Thiéblin, qui tient aussi à souligner que « tout un panel de mesures d’accompagnement a été mis en place pour faciliter ce transfert d’activité pour l’ensemble du personnel. » Soit, contrairement à ce qu’affirme le syndicat, 100% des employés qui se voient proposer une solution de transfert ou de reclassement. Affaire à suivre…

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